|
|
|
Comment je suis tombée dans la soupe aux boutons
|
| |
Plusieurs personnes me demandent d’où me vient cette passion pour
les boutons. Eh bien, c’est la vie qui m’a amené au bouton. Et voici
comment.
En 1987, j’ai eu mon premier commerce. Une espèce de mercerie, avec
des produits pour le tricot et l'artisanat. La dame payait $200.00
de loyer par mois... chauffé. Si son commerce avait été une
poissonnerie, je serais peut-être poissonnier aujourd'hui. Ce fut
mon premier contact avec les boutons. Puis, un jour, un commerçant
de Verdun m’appelle pour me dire qu’il fermait boutique et qu'il
avait des choses à vendre. A première vue, rien d'intéressant. Avant
de sortir, je vois quelques boutons dans un cendrier. « T'en veux tu
des boutons? » Il ouvre un rideau et derrière, il y avait une
bibliothèque remplie de boîtes de boutons. C'était mon deuxième
contact avec ce petit objet rond. Cette fois, c’était la bonne: Des
anciens, des rares, des formes et des matières différentes. Pendant
des jours, je les ai classés par matière et par couleur. J’en ai
rêvé. De temps à autre, je m’arrêtais pour contempler l’objet.
Deux, trois ans plus tard, une dame âgée, arrive à la boutique avec
sa fille, une boîte de boutons dans les mains. La dame me dit : «
Vous avez l’air de vous y connaître. Tenez ! Je vous laisse cette
boîte. Elle vient de ma mère » .C’était une rencontre du troisième
type. Une rencontre avec le temps. Des nacres, des passementeries,
des bakélites, bref, j’avais l’histoire de cette personne entre les
mains. En 1997 j'ai quitté cette boutique, pour être en paix avec
moi.
En 1998, j’ouvre la boutique, « Le Bouton Noir », rue Saint-André.
Je ne vendais que des boutons. Je suis devenu membre de la «
National Button Society » en 1999. J’ai reçu la liste des membres;
il y en avait à Montréal. Je le contacte. Nous discutons boutons et
un jour, il m’appelle pour me dire qu’il voulait se défaire de sa
collection. Chose dite, chose faite, me voilà avec une
impressionnante collection de boutons anciens grâce à un homme qui
les collectionnait depuis au moins 20 ans ! Malheureusement, j’ai dû
fermer « Le Bouton Noir » faute de moyen financier.
Montréal n'a pas la population pour faire vivre une boutique
spécialisée avec un seul produit de mercerie. C'est pour la même
raison qu'en 2001 j’ai pu acheter une rubanerie sur la rue St-Denis.
Avec les deux produits sous un même toit, la clientèle est plus
régulière. Depuis le 3 mars 2003, nous avons mis sur pied un club de
collectionneurs de boutons: Les Boutons Noirs... Voilà, nous avons
fait le tour du bouton!
|
| |
| |
|
|
| |
|